Chapelles et couvents

Patrimoine

Chapelles et couvents

En dehors du circuit et du centre du village, vous pouvez découvrir bien d’autres curiosités comme différentes chapelles qui ont traversé le temps.

Chapelle Saint-Michel classée Monument Historique

Chapelle St Michel

La chapelle Saint Michel, sise au cimetière de Lambesc, est l’un des joyaux de notre cité. Elle date du XIème siècle. Première église de Lambesc, elle accueille les paroissiens de Lambesc jusqu’à la construction de Notre Dame de la Rose au 13ème siécle, remplacée à son tour par l’église actuelle, Notre Dame de l’Assomption.
A partir de 1631, la chapelle Saint Michel est prêtée à différentes confréries de laïcs reconnus par l’Eglise catholique, en particulier  les Pénitents gris qui  ont tenus dans ce lieu leurs réunions et leurs offices pendant 24 ans. Se sont ensuite succédé les Pénitents blancs et la confrérie St Michel jusqu’à la fin du XVIII ème siècle.
Cette chapelle, très belle, offrant des vestiges romans et  de très beaux décors intérieurs a subi des altérations importantes dues en partie à des ajouts , aux intempéries et au passage du temps. Elle nécessite une restauration complète, extérieure et intérieure. Elle ne peut pas être visitée actuellement.

Chapelle des Pénitents Blancs (Bd National) classée Monument Historique

Construite par la confrérie des Pénitents Blancs en 1634, cette chapelle est surtout remarquable par son intérieur décoré de belles fresques. Elle appartient à une personne privée.

Chapelle Saint-Roch (Avenue Badonviller)

Chapelle St Roch

Construite en 1643 sur l'initiative de la congrégation Notre dame de la Rose, cette chapelle s'élève sur l'emplacement d'une léproserie, La Maladie, abandonnée en 1585.

De forme rectangulaire, elle se termine par une abside en triangle tronqué. Une seule fenêtre très étroite, dans le mur côté nord s'ouvre sur le chœur. La façade, presque un carré, donne à ce petit monument une impression de solidité. La porte rectangulaire n'a qu'un linteau droit, formant une corniche, pour seul décor, ainsi qu'un oculus comme source de lumière interne. Le tout est surmonté d'un clocheton, très simple dont la cloche porte l'inscription suivante : "Dieu, Le roi, La France".
Sous la Révolution, la chapelle est vendue comme bien national. En 1820, mise en vente par son propriétaire, un groupe de sept Lambescains l'achète pour la remettre en état et en faire don à la paroisse en 1821.

La chapelle appartient aujourd'hui à la commune qui en laisse la jouissance à l'Eglise Protestante pour la célébration du culte.

Chapelle de l'Hôtel-Dieu (1, Avenue de Verdun)

Hôtel Dieu

Le premier hospice à Lambesc fut celui de la sainte Trinité, avant 1500, qui se trouvait à la place de l'ex-couvent des Trinitaires (2, Montée d'Aix). Il est remplacé par l'Hôtel-Vieux, Place du Castellas, qui sera transféré ensuite à l'emplacement actuel.

Il prit le nom de Saint-Jacques–Miséricorde, et a été administré par l'ordre des Trinitaires de 1512 à 1646, puis par la congrégation des Pénitents Gris. Cet hôpital fonctionne aussi bien que possible jusqu'en 1730.
Fortement endommagé par le temps, la municipalité décide de le raser et de construire un hôpital plus important qui sera l'Hôtel-Dieu actuel.

La première pierre fut posée en 1735 et il faudra attendre vingt-quatre ans, jusqu'en 1769, pour l'inauguration, et recevoir, enfin, les malades. La gestion de l'Hôtel-Dieu et les soins aux malades sont assurés par une congrégation religieuse, remplacée en 1929 par un personnel laïque. L'hôpital, fermé en 1942, sera détruit en partie, le 16 août 1944, par l'explosion du train de munitions allemand stationnant en gare. Après réparation, réouvert en octobre 1957, il reçoit les personnes âgées qui trouvent là un lieu de repos.

Jusqu'à la fin du siècle dernier, des bienfaiteurs participaient régulièrement et généreusement à la gestion de l'hospice. La tradition voulait qu'un tableau représentant le bienfaiteur soit placé, après son décès, dans la grande salle de l'hospice pour honorer sa mémoire.
Le musée de Lambesc conserve vingt sept tableaux de ces bienfaiteurs.

Depuis 1996, l'Hôtel-Dieu accueille des étudiants. En effet l'Université Aix-Marseille 1, U.F.R de psychologie et Département des sciences de l'éducation professionnelle, s'est implantée dans ces locaux et a ouvert depuis 1998 une section Multimédia. Lambesc est ainsi devenu le premier village universitaire de France.

Couvent Sainte-Thérèse (Avenue Frédéric Mistral)

Ce couvent est tenu par la congrégation religieuse des sœurs de Saint Thomas de Villeneuve. Il a été construit en 1636 par les Ursulines d'Aix-en-Provence autour d'une chapelle dédiée à Sainte-Thérèse, d'où son nom. Le couvent abrite aujourd'hui l'école Jeanne d'arc, qui accueille une maison de retraite privée, ainsi que des élèves de maternelle et de primaire.

Chapelle Sainte Anne de Goiron classée Monument Historique

Chapelle Sainte Anne

La chapelle Sainte-Anne se dresse sur un plateau du Mont Goiron (464 mètres), de la Chaîne des Côtes qui ferme au Nord-est la vallée de la Concernade où se trouve Lambesc.

Cette très belle chapelle romane du XIII ème siècle fut construite par des ermites appartenant, pense-t-on, à l'ordre des Pontistes résidant au bord de la Durance en un lieu dit Silvacane et qui furent les précurseurs des moines fondateurs de l'Abbaye qui porte le même nom. Ces ermites reçurent en don tout le plateau appelé alors Munivert (aujourd'hui, Manivert).  L'acte de donation signé Teudebert de Lambesc date du 29 mai 1048.

La chapelle est un monument en forme de croix latine, au toit couvert de lauses, pierres plates carrées tirées des roches même du plateau. Les contre-forts extérieurs soutiennent une voûte en berceau qui supporte cette lourde toiture.
Un campanile sans cloche s'élève au-dessus du chœur.

La chapelle placée sous le vocable de Sainte-Marie fit partie des possessions de l'abbaye bénédictine Saint-André d'Avignon jusqu'en 1155. A cette date, elle est cédée à l'Abbaye de Silvacane et desservie par ses abbés jusqu'à leur disparition en 1444. Elle passe alors au Chapitre d'Aix avec Silvacane. Ce n'est qu'au XVIème siècle que "La Filleule de Silvacane" passe sous le vocable de Sainte-Anne. Elle devient un lieu de pèlerinages, où les habitants des villages voisins venaient en foule prier la Sainte pour obtenir la pluie. Des ermites entretenaient le modeste sanctuaire, vivant de la charité publique et du produit de leurs jardins.

Avant d'arriver à la chapelle, on longe la barre sud du plateau de Manivert où, creusée dans le roc, les grottes dites de la Baume servaient d'abris aux premières familles vivant sur le plateau.

Aménagées par les Cénobites, constructeurs de la chapelle, ces grottes de différentes dimensions servaient de logements, écuries ou granges. Egalement creusés dans le roc, des réservoirs recevaient l'eau pluviale amenée par un réseau de petites rigoles que l'on pense pouvoir dater du
XIème siècle.

Autour du sanctuaire s'étendait le cimetière dont certaines tombes, encore visibles, étaient creusées, elles aussi, à même le roc.